Recommandations pour les semences de
fleurs sauvages indigènes
 

Recommandations pour les semences de fleurs sauvages indigènes
 

Introduction
En 1992, une enquête du secrétariat a montré qu'une partie des graines de fleurs sauvages vendues sur le marché suisse n'était pas d'origine indigène. Cette constatation a amené la CPS à établir les Recommandations pour des semences adaptées aux conditions locales, présentées en 1994 lors d'une conférence de presse et envoyées à toutes les institutions concernées la même année.
Après quelques années, la CPS a jugé nécessaire d'actualiser les recommandations. La nouvelle version, publiée dans la Revue suisse d'agriculture (34(1), 2002), donne, en plus des listes d'espèces recommandées, une liste d'espèces indésirables ainsi qu'une liste d'adresses utiles et de publications. Elle se réfère aux nouvelles directives pour la compensation écologique de l'Office fédéral de l'agriculture OFAG et tient compte des nouvelles zones biogéographiques de Suisse définies par l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage OFEFP (depuis 2006:
Office fédéral de l'environnement OFEV).

Recommandations pour la production et l'utilisation de semences et de plants adaptés aux conditions locales pour l'aménagement des surfaces de compensation écologique et pour la végétalisation d’autres habitats avec les listes d’espèces (Liste noire comprise)

  Table des matières
  Remarques préliminaires
1. Recommandations générales
1.1 Provenance géographique
1.2 Provenance altitudinale
1.3 Conditions édaphiques
1.4 Espèces rares et menacées
1.5. Espèces étrangères
1.6 Espèces indigènes non mentionnées
1.7 Espèces indésirables
1.8 Organismes génétiquement modifiés
1.9 Entretien des surfaces végétalisées
1.10 Suivi, surveillance (monitoring)

2 Recommandations particulières
2.1 Prairies prévues comme surfaces de compensation écologique
2.2 Surfaces de compensation écologique en grandes cultures
2.3 Végétalisation de talus routiers et ferroviaires
2.4 Végétalisation en zone construite
2.5 Restauration de pistes de ski et d’autres nivellements aux étages subalpin et alpin
2.6 Vignobles
2.7 Réserves naturelles et autres milieux rares

3 Adresses utiles

4 Pour en savoir plus

  Annexes: Listes d‘espèces
I Listes pour prairies prévues comme surfaces de compensation écologique
II Listes pour surfaces de compensation écologique en grandes cultures
III Listes pour pistes de ski et autres nivellements aux étages subalpin et alpin
IV Listes d'espèces indésirables
IVa) Néophytes envahissantes (espèces exotiques) = Liste noire (1.5.2001)
IVb) Espèces indigènes pouvant devenir envahissantes

Remarques préliminaires

Les surfaces de compensation écologique peuvent être d'une grande valeur pour le maintien de la biodiversité, à condition qu‘elles soient aménagées dans un environnement adéquat, qu’elles puissent être mises en réseau avec d'autres milieux existants ou à créer et qu’elles soient durables.

Exemple d'une surface de compensation écologique: prairie à fromental riche en espèces (Photo: W. Dietl, FAL)

Des semences et des plants d’espèces indigènes sont utilisés depuis plusieurs années pour l’aménagement de surfaces de compensation écologique répondant à la nouvelle politique agricole. Ils trouvent aussi une utilisation régulière dans d’autres milieux : talus routiers et ferroviaires, zones construites, surfaces de nivellement en montagne, réserves naturelles, haies et étangs.

Lors de telles interventions, il faut s’assurer que le matériel végétal est approprié: car non seulement l’introduction de plantes inadaptées compromet à terme la stabilité de la végétation installée, mais des espèces indésirables et des génotypes d’autres régions phytogéographiques peuvent aussi se propager aux dépens des espèces autochtones et mettre leurs effectifs en danger ou les polluer génétiquement par hybridation. Les présentes recommandations indiquent comment végétaliser les divers milieux avec succès, conformément à la protection de la nature et sans altérer la flore indigène. Elles visent à conserver la diversité des espèces et des habitats.

Depuis quelques années, la culture de plantes sauvages indigènes s'est beaucoup développée en Suisse.

 
 
 
Multiplication et récolte de fleurs sauvages en Suisse orientale (Photos: J. Burri, Semences UFA)

En Suisse, on trouve des assortiments correspondant largement à ces recommandations chez les grands distributeurs grainiers et chez plusieurs producteurs particuliers. Les adresses des sources d’approvisionnement peuvent être demandées à "l’Infocentre plantes sauvages" ou au secrétariat de la CPS.


Les recommandations suivantes sont cautionnées par l'Office fédéral de l'agriculture OFAG et l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage OFEFP (depuis 2006: Office fédéral de l'environnement OFEV).


Termes utilisés:
Espèces indigènes (s.l.): espèces végétales qui ont immigré sans intervention humaine (idiochorophytes, espèces indigènes s.str.) ou qui ont été introduites avant 1500 apr. J.-C. (archéophytes); et, par exception, quelques plantes prairiales cultivées mais naturalisées depuis longtemps
Néophytes: espèces végétales introduites depuis env. 1500 apr. J.-C.
Espèces envahissantes: espèces se répandant rapidement au détriment de nombreuses espèces caractéristiques d’un milieu naturel
Liste noire: inventaire régional des néophytes envahissantes particulièrement agressives
Semence de base:  ensemble des semences récoltées dans la nature en vue d’une multiplication; la récolte doit se faire sur au moins 40 individus (pour les espèces rares ou menacées voir les „Recommandations concernant la culture ex situ d’espèces sauvages menacées et leur réintroduction dans des populations naturelles“, CPS, 1997)
Mélange:  combinaison d’espèces définie de manière qualitative et quantitative, commercialisée comme telle et dont la qualité est contrôlée

Noms d’espèces utilisés:
Les noms d’espèces se réfèrent à l‘Index synonymique de la Flore de la Suisse et des territoires limitrophes ISFS (Aeschimann et Heitz, 1996) et correspondent donc à Flora Helvetica (Lauber et Wagner, 2001).


Sigles utilisés:
ADCF Association pour le développement de la culture fourragère
CJBG Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève
FAL Station fédérale de recherches en agroécologie et agriculture de Zurich-Reckenholz
(depuis 2006: ART Station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon)
HESA Haute école suisse d'agronomie de Zollikofen
RAC Station fédérale de recherches en production végétale de Changins
(depuis 2006: ACW Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil)
SRVA Service romand de vulgarisation agricole
(depuis 2006: AGRIDEA - association avec Landw. Beratungszentrale Lindau LBL)
VNG Verband Natur Garten

Remerciements:
Les membres du groupe de travail de la CPS (Prof. Dr. E. Landolt, Prof. Dr. O. Hegg, Dr. W. Dietl, Prof. Dr. A. Gigon, Mme Dr. C. Lambelet-Haueter et Mme M. Derron) remercient les personnes suivantes pour leurs précieuses contributions: M. Bolliger, J. Burri, Dr. J.-P. Charles, Dr. R. Delarze, Mme L. Eggenschwiler, Dr. F. Häni, Mme Dr. K. Jacot, Dr. B. Jeangros, Dr. A. Keel, E. Kessler, Dr. W. Kessler, Dr. J. Lehmann, Dr. E. Meister, E. Mosimann, J. Schenker, Mme P. Willi, Mme Dr. S. Zanetti.

 

1. Recommandations générales


Pour l’installation d’une surface de compensation écologique, la création ou la restauration d’une communauté végétale, les semences et les plants doivent provenir de la zone la plus proche possible du point de vue géographique et écologique.


1.1 Provenance géographique
De manière générale, la semence ou les plants doivent provenir de la région biogéographique où se trouve la parcelle à végétaliser.

En Suisse, il faut tenir compte de 11 sous-régions (fig. 1: limites fines): 11 Jura et Randen; 21a Bassin lémanique; 21b Bassin rhénan; 22 Plateau occidental; 23 Plateau oriental; 31 Préalpes; 32 Alpes septentrionales; 41 Alpes centrales occidentales; 51 Alpes centrales orientales; 61 Alpes méridionales; 62 Tessin méridional.

Pour les espèces très fréquentes et peu différenciées géographiquement, ces sous-régions peuvent être fusionnées en 4 grandes régions (fig. 1: limites épaisses): A Jura, Plateau et versant nord des Alpes; B Alpes centrales occidentales; C Alpes centrales orientales; D versant sud des Alpes.


Fig. 1. Grandes régions et sous-régions selon la carte des « régions biogéographiques de Suisse » (Gonseth et al., 2001).


1.2. Provenance altitudinale
On utilisera des semences et des plants du même étage de végétation, en distinguant sommairement 3 niveaux:

a. étages collinéen et montagnard (jusqu’à environ 1200 m, et 1400 m dans les Alpes centrales)

b. étage subalpin (de 1200 m, resp. 1400 m, à la limite de la forêt)

c. alpin (au-dessus de la limite de la forêt).


1.3. Conditions édaphiques
De manière générale, on examinera si le sol est :

a. sec ou humide

b. maigre ou riche en nutriments

c. basique à faiblement acide ou très acide.

Les mélanges pour prairies (y compris pâturages et prés à litière) combinent par conséquent un mélange de base d’espèces à large amplitude écologique et un mélange complémentaire d’espèces adaptées aux spécificités édaphiques.


1.4. Espèces rares ou menacées
Si l’on souhaite introduire des espèces rares et/ou menacées, la semence ou les plants doivent provenir de la population la plus proche. On doit en outre prendre contact avec l’instance cantonale de protection de la nature, qui peut au besoin autoriser la récolte dans la station naturelle (voir les "Recommandations concernant la culture ex situ d’espèces sauvages menacées et leur réintroduction dans des populations naturelles", CPS 1997). Les jardins botaniques et les producteurs de plantes sauvages certifiés par l'association VNG peuvent à l’occasion fournir du matériel régional.


1.5. Espèces étrangères
Les espèces et les sous-espèces non indigènes en Suisse ne doivent pas être introduites dans les assortiments de semences ou de plants (Loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage LPN, art. 23).


1.6. Espèces indigènes non mentionnées
Les listes I, II et III regroupent les espèces recommandées pour des usages particuliers. Mais on peut y ajouter en faible quantité d’autres espèces indigènes non mentionnées, à condition qu’elles proviennent de la même sous-région et y occupent (ou aient occupé) des biotopes analogues à la parcelle à végétaliser (se référer à Schinz et Keller, 1923). Pour les espèces polymorphes, il faudra également veiller à n’utiliser que la petite espèce ou la sous-espèce locale.

1.7. Espèces indésirables
Sont qualifiées d’indésirables les espèces envahissantes. Ce sont en général des néophytes, mais certaines indigènes peuvent également devenir envahissantes (définitions p.2). Pour de plus amples informations, voir Böcker et al. (1995), Hartmann et al. (1995), Weber (2000) et Fachstelle Naturschutz Kanton Zürich (2000 et 2001).

L’introduction, l’établissement et la propagation d’espèces indésirables doivent absolument être évités, car elles entraînent une altération de notre flore. Les plus importantes de ces espèces dangereuses pour la flore indigène sont énumérées dans les listes IVa (Liste noire : néophytes envahissantes particulièrement agressives ou nocives pour la santé humaine) et IVb (espèces indigènes pouvant envahir des milieux de grande valeur patrimoniale par carence ou erreur d’entretien, ou pour d’autres raisons).

Il faudrait empêcher la propagation de l’ensemble des néophytes, voire combattre leurs populations actuelles car, d’une part, on ne sait pas lesquelles peuvent devenir envahissantes au cours des ans, et d’autre part, certaines d’entre elles peuvent s’hybrider avec des espèces indigènes comme p. ex. Medicago sativa (luzerne cultivée), Sanguisorba minor subsp. polygama = S. muricata (pimprenelle polygame).

Dans la législation agricole, l’Ordonnance du DFE du 15 avril 2002 sur les végétaux interdit donne une liste de végétaux (plantes-hôtes du feu bactérien) dont la production et la mise en circulation sont interdites.


1.8. Organismes génétiquement modifiés
L’introduction d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’environnement est interdite. Toute introduction est soumise à une procédure d’autorisation fédérale (Ordonnance sur la dissémination dans l’environnement, ODE).


1.9. Entretien des surfaces végétalisées
Au besoin, les surfaces végétalisées peuvent être entretenues en suivant le document "Compensation écologique dans l'exploitation agricole: conditions – contributions – suggestions" (SRVA, 2001).


1.10. Suivi, surveillance (monitoring)
Il est recommandé de contrôler périodiquement les surfaces végétalisées et si possible d’effectuer un programme de suivi ou de surveillance (monitoring). Cela permet entre autres de constater d’éventuels développements fâcheux, comme la prolifération d’espèces indésirables (cf. 1.7), et d’intervenir à temps.


2. Recommandations particulières


2.1. Prairies prévues comme surfaces de compensation écologique
Selon les articles 70 et suivants de la Loi sur l’agriculture (voir l’Ordonnance sur les paiements directs OPD), les prairies extensives à peu intensives donnent droit à des contributions financières (voir aussi le document du SRVA, 2001). Un soutien financier supplémentaire peut être octroyé au nom de la Loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage LPN (art.18sq) dans le cadre d’un contrat conclu avec l’instance cantonale de protection de la nature, ou désormais en application de l’Ordonnance sur la qualité écologique OQE (Ordonnance sur la promotion régionale de la qualité et de la mise en réseau des surfaces de compensation écologique dans l’agriculture).

Pour l’ensemencement de telles prairies nous recommandons les listes Ia pour le mélange de base et Ib/Ic pour les mélanges complémentaires. On peut aussi semer de l'herbe à semences ou une fleur de foin appropriée.

Nos listes recoupent largement les mélanges recommandés conjointement par les stations fédérales de recherches RAC / FAL et l’ADCF, et que l’on trouve dans le commerce; voir "Mélanges standards" (Mosimann et al., 2000) et "AGFF-Merkblatt Nr. 13" (Dietl et al., 2000). Les stations fédérales retouchent périodiquement la composition des mélanges existants et en développent de nouveaux. Elles effectuent en outre le contrôle des semences. L’ADCF délivre un label de qualité pour les semences de prairies fleuries.

 
Prairie à fromental semée en plaine 
(Photo: W. Dietl, FAL)

Nous distinguons plaine et zone montagnarde inférieure (jusqu’à 900 m) d’une part, zone montagnarde supérieure (jusqu’à 1200 m, ou 1400 m dans les Alpes centrales) d’autre part. Dans la zone supérieure le cortège floristique est généralement riche au voisinage des surfaces à ensemencer. Si bien qu’il suffit pour établir une prairie extensive de stabiliser la parcelle en semant quelques espèces courantes : de nombreuses autres espèces s’y réinstalleront spontanément.

 
Prairie à avoine jaunâtre en montagne
(Photo: W. Dietl, FAL)
 

Mélange de base

La liste Ia correspond en grande partie aux mélanges graminées/légumineuses SM 450, SM 451 et SM 455 recommandés par les stations fédérales. Elle comprend des espèces prairiales fréquentes et souvent semées qui servent surtout à couvrir rapidement le sol pour le stabiliser. Elle convient à presque toutes les prairies des étages collinéen et montagnard (jusqu’à 1200 m).

Pour établir une prairie extensive ou peu intensive, ce mélange de semences doit provenir de Suisse, des régions alpines et jurassiennes limitrophes ou du sud de l’Allemagne. Il faut tendre à limiter la provenance à la grande région (fig. 1) où se trouve la parcelle concernée.


Mélange complémentaire
Les listes Ib et Ic correspondent en gros aux mélanges SALVIA (stations sèches, jusqu’à 900 m), HUMIDA (stations humides, jusqu’à 900 m), MONTAGNA (au-dessus de 900 m) et BROMA (jusqu’à 1200 m), recommandés par les stations fédérales.

Lors du semis, il faut ajouter au mélange de base au moins 10 espèces relevant de ces deux listes (pour les espèces non mentionnées cf. 1.6). Le document "AGFF-Merkblatt Nr.13" (Dietl et al., 2000) indique les préférences écologiques de chaque espèce.


La liste Ib regroupe des espèces relativement fréquentes: il suffit que la semence de base provienne de la grande région (fig. 1) où l’on veut faire le semis. Les espèces de la liste Ic sont par contre moins répandues ou comprennent des écotypes régionaux: la semence de base doit  dans ce cas provenir de la sous-région (fig. 1) où se trouve la parcelle à ensemencer. Il faudrait encourager le partage des provenances entre les distributeurs grainiers.


Remarque importante: s’il n’existe pas de semence de la grande région ou de la sous-région concernée, il faut renoncer à ajouter les espèces complémentaires en question!
 
 
 
2.2. Surfaces de compensation écologique en grandes cultures
Les articles 70 et suivants de la  Loi sur l’agriculture (voir l’Ordonnance sur les paiements directs OPD)  prévoient des contributions financières pour les jachères florales, les jachères tournantes et les bandes culturales extensives (voir aussi le document du SRVA, 2001). Un soutien financier supplémentaire peut être octroyé en application de la Loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage LPN, art.18sq, dans le cadre d’un contrat conclu avec l’instance cantonale de protection de la nature.


Exemples de jachères florales dans le canton de Genève (Photos: C. Lambelet, CJBG):

 
Jachère florale d'une année (Avully)
Jachère florale de deux ans (Collex-Bossy) 
Jachère florale de trois ans (Avully)

Jachères florales et jachères tournantes
Pour le semis de ces jachères nous recommandons les listes IIa, IIb et IIc.

Ces listes recoupent largement celles des mélanges recommandés par les stations fédérales RAC/FAL, et qui se trouvent dans le commerce (voir Schaffner et al. 2000). En collaboration avec le "groupe de travail sur la compensation écologique en grandes cultures ", les stations fédérales retouchent périodiquement les mélanges existants et en développent de nouveaux. Elles assurent en outre le contrôle des semences.


La liste IIa comprend surtout des espèces annuelles (d'été et d'hiver). La liste IIb proposent des espèces à cycle de vie plus long qui se prêtent à la composition de jachères florales. Le mélange d’une jachère prévue pour plusieurs années est complété par des espèces de la liste IIa. Si l'on tient à ajouter des espèces de la liste IIc il faut tenir compte strictement de la sous-région.


Pour les listes IIa et IIb, il faut utiliser des espèces dont la semence de base provient de la grande région concernée (fig. 1). Pour les espèces disparues ou devenues rares dans la région, on peut recueillir la semence de base dans un territoire limitrophe. Par contre, pour la liste IIc, qui regroupe des espèces régionales, cette semence doit provenir de la sous-région (fig. 1) où se trouve la parcelle à ensemencer. Il faudrait encourager le partage des provenances entre les distributeurs grainiers.

Remarque importante: les zones qui sont déjà riches en espèces ou abritent des espèces/écotypes rares ne doivent pas être ensemencées!


Bandes culturales extensives
Pour les bandes culturales extensives, le commerce propose des mélanges qui correspondent aux recommandations de la CPS (p. ex. Agroflor et Agroflor Plus, développés par la Haute école suisse d'agronomie de Zollikofen en collaboration avec Pro Natura et Eric Schweizer Semences SA et labellisé par Pro Natura). La semence doit provenir de la grande région (fig. 1) concernée.


2.3. Végétalisation de talus routiers et ferroviaires
Végétalisés avec un mélange de semences ou de plants appropriés, ces talus peuvent acquérir une grande valeur biologique et représenter un important substitut des prairies fleuries de jadis.


Nous proposons les mêmes directives et les mêmes listes Ia / Ib / Ic que pour les prairies extensives (cf. 2.1). Le semis par épandage d'herbe à semences ou de fleur de foin est particulièrement recommandé, à condition de trouver une source d’approvisionnement adéquate dans le voisinage.


2.4. Végétalisation en zone construite
En zone construite, les plates-bandes de fleurs sauvages et les surfaces plus vastes (p.ex. dépôts de matériaux terreux) peuvent être d'une grande valeur biologique si elles sont composées de mélanges adéquats (comprenant notamment des plantes de grande taille). Ces milieux favorisent la diversité non seulement de la flore indigène, mais encore de la faune, des insectes en particulier. Ils sont même indispensables à l’hibernation de plusieurs espèces animales.


Nous proposons les mêmes directives et les mêmes listes Ia / Ib / Ic  et IIa / IIb / IIc que pour les surfaces de compensation écologique en zone de prairie ou de grandes cultures (cf. 2.1 et 2.2).


Le commerce propose des mélanges qui correspondent aux recommandations de la CPS (p. ex. Ecoflor, développé par la Haute école suisse d'agronomie de Zollikofen et l'Université de Berne en collaboration avec Pro Natura et Eric Schweizer Semences SA et labellisé par Pro Natura).


Ecoflor en juillet de l'année de semis
(Photo: F. Häni, HESA,
© Centrale des moyens d'enseignement agricole
Ecoflor en hiver offre abri et nourriture pour de nombreux insectes, petits mammifères et oiseaux (Photo: H. Ramseier, HESA,
© Centrale des moyens d'enseignement agricole)

La plantation de haies à base d’essences indigènes a une haute valeur biologique. Celles-ci peuvent être constituées d’espèces comme Euonymus europeus (fusain d'Europe), Viburnum lantana (viorne lantane), V. opalus (viorne obier), Ligustrum vulgare (troène vulgaire), Corylus avellana (noisetier) et Lonicera xylosteum (chèvrefeuille des haies). Sous ces haies et à la place des couvre-sol monotones (espèces de Cotoneaster*, Lonicera et Symphoricarpus, Hypericum calycinum, etc.) on pourrait utiliser des plantes forestières de la grande région concernée, comme Carex sylvatica (laiche des forêts), C. pilosa (laiche poilue), Hedera helix (lierre), Vinca minor (petite pervenche) et Galium odoratum = Asperula odorata (gaillet odorant).

* certaines espèces de Cotoneaster sont des plantes-hôtes du feu bactérien (cf. 1.7)!


Pour la végétalisation des toitures on ne devrait utiliser que des plantes indigènes de la sous-région concernée (fig. 1).


2.5. Restauration de pistes de ski et d’autres nivellements aux étages subalpin et alpin
A de telles altitudes (au-dessus de 1200 m), il est particulièrement important de n’introduire que du matériel indigène provenant de la même sous-région (fig. 1) et d’une altitude supérieure à 1200 m; voir aussi le document "AGFF-Merkblatt Nr. 15" (Dietl et al., 1999). Au-dessus de la limite de la forêt, la reconstitution du tapis végétal n’est possible qu’à grands frais, quand elle n’est pas carrément impossible. Il faut donc s’abstenir de niveler de grandes surfaces et respecter les recommandations fédérales (OFEFP 1991). Pour des surfaces de plus de 2000 m2, il est indispensable d'effectuer une étude d'impact.


Pour la végétalisation de terrains dénudés, on sèmera (après incorporation d'humus au sol) 10-15 espèces de la liste IIIa et 4-6 espèces de la liste IIIb. On appuiera en outre le semis par la plantation en îlots (d’environ 1 m2) de plants élevés à l’étage subalpin des listes IIIa et IIIb. Ces plantations doivent être protégées par un soin particulier contre l’érosion, par exemple en les recouvrant de nattes de textile biodégradable.


Exemples d'atteintes au paysage en altitude (Photos R. Delarze, Aigle VD):

Installations pour le ski (Cry d'Er-Bella Lui, Montana VS)
Nivellements pour pistes de ski (Unterrothorn VS)
Dégâts d'érosion durables dus aux nivellements, en dépit d'une revégétalisation (Cry d'Er, Montana VS)

2.6. Vignobles
La viticulture traditionnelle a maintenu le sol nu par sarclage, puis par épandage d’herbicides. Aujourd’hui, de nombreux vignobles sont enherbés pour prévenir l’érosion et favoriser la faune auxiliaire. Mais cette nouvelle pratique fait reculer les populations de nombreuses adventices caractéristiques des vignes comme Tulipa sylvestris (tulipe sauvage), Gagea villosa = G. arvensis (gagée velue), Muscari racemosum (muscaris à grappes) et M. neglectum (muscaris négligé) et Calendula arvensis (souci des champs). Brunner et al. (2001) énumèrent les mesures à appliquer pour maintenir et favoriser les géophytes à bulbes. Pour réintroduire des espèces sauvages des vignes, il faut utiliser des semences ou des plants de la même sous-région (fig. 1).


2.7. Réserves naturelles et autres milieux rares
Sont concernés des prés maigres secs ou humides, des haies et des ourlets, des forêts claires, des zones alluviales, des gravières, des étangs, des marais, des murs de pierres sèches, des rives de ruisseaux, des rivages de lacs, etc. (voir les associations phytosociologiques rares chez Hegg et al., 1993 et Delarze et al., 1998).


Pour des surfaces de moins de 100 m2, on utilisera des semences ou des plants d’espèces indigènes de la même sous-région (fig. 1) après s’être assuré qu’elles ont existé autrefois dans des stations semblables en se référant à Schinz et Keller (1923). Pour des surfaces plus grandes on s’adressera à l’instance de protection de la nature du canton concerné.


3. Adresses utiles

ACW (Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil)
-> avant: RAC
 Case postale 1012, 1260 Nyon 1

 Tél. 022/ 363 44 44, Fax 022/ 362 13 25

ADCF (Association pour le Développement de la Culture Fourragère) -  Section romande
 
ACW Changins, Case postale 1012, 1260 Nyon 1
 Tél. 022/ 363 47 38, Fax 022/ 362 13 25


ART (Station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon) -> avant: FAL
 Reckenholzstr. 191, Case postale, 8046 Zürich

 Tél. 044/ 377 71 11, Fax 044/ 377 72 01


CPS (Commission suisse pour la conservation des plantes sauvages)

 Domaine de Changins, Case postale 1012, 1260 Nyon 1

 Tél. 022/ 363 47 28, Fax 022/ 363 46 90


Eric Schweizer Semences SA

 Case postale 150, 3602 Thoune

 Tél. 033/ 227 57 57,  Fax 033/ 227 57 58

Forum compensation écologique
 Office fédéral de l'environnement OFEV Office fédéral de l'agriculture OFAG
 Mme Evelyne Marendaz Mme Christina Blank
 Case postale, 3003 Berne Case postale, 3003 Berne
 Tél. 031/ 325 53 42 Tél. 031/ 322 47 68

Groupe de travail compensation écologique dans les grandes cultures
  ART, Reckenholzstr. 191, Case postale, 8046 Zurich
 Tél. 044/ 377 74 13, Fax 044/ 377 72 01


HESA (Haute école suisse d'agronomie de Zollikofen)

 Länggasse 85, 3052 Zollikofen

 Tél. 031/ 910 21 11, Fax 031/ 910 22 99


Hochschule Rapperswil, Abteilung Landschaftsarchitektur,

 Oberseestrasse 10, 8640 Rapperswil

 Tél. 055/ 222 41 11, Fax 055/ 222 44 00

Infocentre plantes sauvages
 "Wildpflanzen-Infostelle", Case postale, 4004 Bâle
 Tél. 061/ 205 77 44, Fax 061/ 283 02 70 

Museo cantonale di storia naturale
 viale Carlo Cattaneo 4, 6900 Lugano

 Tél. 091/ 911 53 80, Fax 091/ 911 53 89

Otto Hauenstein Semences SA
  8197 Rafz
 Tél. 044/ 879 17 17, Fax 044/ 879 17 30


SRVA (Service romand de vulgarisation agricole)
-> nouveau: AGRIDEA
 Jordils 1, Case postale 247, 1000 Lausanne 6,

 Tél. 021/ 619 44 00, Fax 021/ 617 02 61


UFA-Semences (fenaco)

 Schaffhauserstr. 6, 8401 Winterthur

 Tél. 052/ 264 21 21, Fax 052/ 264 28 01

    en Suisse romande: Semences UFA Yverdon

    Av. des Sports 48, 1401 Yverdon

    Tél. 024/ 424 01 41, Fax 024/ 424 01 45


VNG (Verband Natur Garten)
 Höhenstrasse 19, 9320 Arbon
 Tel./Fax 071/ 440 12 24

Wildblumen Familien Burri
 Ebnethof,
9525 Lenggenwil
 Tél. 071/ 951 65 36


En Angleterre:

Flora locale

 36 Kingfisher Court, Hambridge Road, Newbury RG14 5SJ, UK

 
 
 

4. Pour en savoir plus


Aeschimann D., Heitz C., 2005. Index synonymique de la Flore de Suisse et territoires limitrophes (ISFS). 2e édition. Centre du Réseau Suisse de Floristique (CRSF), Genève. 323 p.


Akademie für Naturschutz und Landschaftspflege ANL, 1982. Leitlinien zur Ausbringung heimischer Wildpflanzen. Berichte ANL / Bundesforsch.anst. f. Naturschutz u. Landschaftsökol. 6, 279-282.


Akeroyd J. R., 1994. Seeds of destruction? Non-native wildflower seed and British floral biodiversity. Plantlife, Natural History Museum, London, 20 p.


Böcker R., Gebhardt H., Konold W., Schmidt-Fischer S., 1995. Gebietsfremde Pflanzenarten - Auswirkungen auf einheimische Arten, Lebensgemeinschaften und Biotope, Kontrollmöglichkeiten und Management. ecomed, Landsberg, 215 p.


Bosshard A., 2000. Blumenreiche Heuwiesen aus Ackerland und Intensivwiesen. Eine Anleitung zur Renaturierung in der landwirtschaftlichen Praxis. Naturschutz und Landschaftsplanung 32 (6), 161-171.


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Annexes: Listes d’espèces


Avis: Les listes I, II et III regroupent les espèces recommandées pour des usages particuliers. Mais on peut y ajouter en faible quantité d’autres espèces indigènes non mentionnées, à condition qu’elles proviennent de la même sous-région et y occupent (ou aient occupé) des biotopes analogues à la parcelle à végétaliser (se référer à Schinz et Keller, 1923). Pour les espèces polymorphes, il faudra également veiller à n’utiliser que la petite espèce ou la sous-espèce locale.


I Listes d'espèces pour prairies prévues comme surfaces de compensation écologique


Liste Ia: mélange de base (espèces fréquentes)
La semence de base doit provenir de la grande région (fig. 1) concernée.

 
Nom scientifique Nom français
Agrostis capillaris Agrostide capillaire
Arrhenatherum elatius Fromental
Bromus erectus s.str. Brome dressé
Cynosurus cristatus Crételle
Dactylis glomerata * Dactyle *
Festuca pratensis s.str. Fétuque des prés
Festuca rubra Fétuque rouge
Lotus corniculatus Lotier corniculé
Poa pratensis * Pâturin des prés *
Trisetum flavescens Avoine jaunâtre
* A utiliser seulement en petites quantités!
Etat au 01.05.2001
Remarque importante: il ne faut utiliser que des formes sauvages et aucun cultivar!


Liste Ib: espèces complémentaires relativement fréquentes
Nom scientifique Nom scientifique
Achillea millefolium Achillée millefeuille
Agrostis gigantea Agrostide géante, fiorin
Briza media Amourette, brize intermédiaire
Campanula glomerata s.str. Campanule agglomérée
Carum carvi Cumin-des-prés, carvi
Cirsium oleraceum Cirse maraîcher
Clinopodium vulgare Sarriette vulgaire
Daucus carota Carotte sauvage
Galium verum s.str. Gaillet jaune
Helictotrichon pubescens Avoine pubescente
Hieracium pilosella Epervière piloselle
Lathyrus pratensis Gesse des prés
Leontodon hispidus Liondent hispide
Leucanthemum vulgare s.str. Marguerite sauvage
Medicago lupulina Luzerne lupuline, minette
Myosotis arvensis Myosotis des champs
Myosotis nemorosa Myosotis des bois
Onobrychis viciifolia Esparcette à feuilles de vesce
Picris hieracioides s.str.  Picride fausse épervière
Pimpinella major Grand boucage
Plantago media Plantain moyen
Potentilla neumanniana Potentille du printemps
Primula elatior Primevère élevée
Prunella grandiflora Brunelle à grandes fleurs
Ranunculus bulbosus Renoncule bulbeuse
Salvia pratensis Sauge des prés
Sanguisorba minor  s.str. Petite pimprenelle
Sanguisorba officinalis Pimprenelle officinale
Silene dioeca Compagnon-rouge, silène dioïque
Silene flos-cuculi Silène fleur-de-coucou
Silene nutans s.str. Silène penchée
Silene vulgaris s.str. Silène enflé, s. vulgaire, taquet
Stachys officinalis s.str. Epiaire officinale
Tragopogon pratensis subsp. orientalis Salsifis d'orient
Vicia sepium Vesce des haies
Etat au 01.05.2001 
La semence de base doit provenir de la grande région (fig. 1) concernée.

Liste Ic: espèces complémentaires peu fréquentes ou polymorphes
La semence de base doit provenir de la sous-région (fig. 1) concernée.


Nom scientifique Nom français
Campanula patula Campanule étalée
Campanula rapunculus Campanule raiponce
Campanula rotundifolia Campanule à feuilles rondes
Centaurea jacea  s.str. Centaurée jacée
Centaurea scabiosa s.str. Centaurée scabieuse
Geranium sylvaticum Géranium des forêts
Helianthemum nummularium subsp. obscurum Hélianthème nummulaire
Knautia arvensis Knautie des champs
Knautia dipsacifolia s.str. Knautie à feuilles de cardère
Myosotis sylvatica  Myosotis des forêts
Polygonum bistorta Renouée bistorte, serpentaire
Primula veris s.str. Primevère officinale
Scabiosa columbaria s.str. Scabieuse colombaire
Thymus pulegoides Thym faux pouliot
Trollius europaeus Trolle d'Europe
Etat au 01.05.2001 

II Listes d'espèces pour surfaces de compensation écologique en grandes cultures

Liste IIa: espèces annuelles
La semence de base doit provenir de la grande région (fig. 1) concernée.

Nom scientifique Nom français
Anagallis foemina Mouron femelle
Buglossoides arvensis Grémil des champs
Camelina sativa Caméline cultivée
Centaurea cyanus Bleuet
Consolida regalis Dauphinelle consoude, pied-d’alouette
Erucastrum gallicum Fausse roquette de France
Euphorbia exigua Euphorbe fluette
Gnaphalium uliginosum  Gnaphale des marais
Kickxia elatine Linaire élatine
Kickxia spuria Linaire bâtarde
Legousia speculum-veneris  Miroir-de-Vénus
Melampyrum arvense Mélampyre des champs
Papaver argemone  Pavot argémone
Papaver dubium Pavot douteux
Papaver rhoeas Coquelicot
Ranunculus arvensis Renoncule des champs
Silene noctiflora Silène de nuit
Spergula arvensis Spargote des champs
Stachys annua Epiaire annuelle
Trifolium arvense Pied-de-lièvre, trèfle des champs
Valerianella rimosa Valérianelle sillonnée
Veronica agrestis Véronique agreste
Veronica polita Véronique luisante
   Etat au 01.11.2001

Liste IIb: espèces bisannuelles à pérennes
La semence de base doit provenir de la grande région (fig. 1) concernée.

Nom scientifique Nom français
Campanula rotundifolia Campanule à feuilles rondes
Centaurea jacea  s.str. Centaurée jacée
Cichorium intybus Chicorée sauvage
Daucus carota Carotte sauvage
Dianthus armeria Oeillet arméria
Echium vulgare Vipérine
Hypericum perforatum s.str. Millepertuis perforé
Knautia arvensis Knautie des champs
Lathyrus pratensis Gesse des prés
Leucanthemum vulgare s.str. Marguerite sauvage
Lythrum salicaria Salicaire
Malva moschata Mauve musquée
Malva sylvestris s.str. Grande mauve, mauve sauvage
Medicago falcata Luzerne en faux
Melilotus albus Mélilot blanc
Onobrychis viciifolia Esparcette à feuilles de vesce
Origanum vulgare Origan vulgaire
Pastinaca sativa s.str. Panais
Silene pratensis Compagnon-blanc, silène des prés
Silene vulgaris s.str. Silène enflé, s. vulgaire, taquet
Tragopogon pratensis subsp. orientalis Salsifis d'orient
Verbascum densiflorum * Molène à fleurs denses, bonhomme *
Verbascum lychnitis * Molène lychnite *
Verbascum thapsus * Molène thapsus, bouillon-blanc *
Vicia villosa s.str. Vesce velue
  Etat au 01.11.2001
Ne pas les semer ensemble, car elles s’hybrident!


Liste IIc: espèces annuelles à pérennes, à répartition régionale
La semence de base doit provenir de la sous-région (fig. 1) concernée.

 
Nom scientifique Nom français
Adonis aestivalis Adonis d'été
Agrostemma githago Nielle des blés
Ajuga chamaepitys Bugle jaune, b. petit pin
Anchusa arvensis Buglosse des champs
Anthemis tinctoria Anthémis des teinturiers
Bupleurum rotundifolium  Buplèvre à feuilles rondes
Misopates orontium  Misopatès orotium, muflier des champs
Nigella arvensis Nigelle des champs
Orlaya grandiflora Orlaya à grandes fleurs
Vaccaria hispanica Vaccaire d'Espagne
Etat au 01.05.2001 

III. Listes d'espèces pour la restauration de pistes de ski et d’autres
         nivellements aux étages subalpin et alpin


Symboles utilisés pour la répartition:
b : Sols basiques seulement E  : Seulement Alpes centrales orientales
a : Sols acides seulement W : Seulement Alpes centrales occidentales

Liste IIIa : espèces fréquentes couvrant relativement rapidement le sol
La semence de base doit provenir de la sous-région (fig. 1) concernée.

 
Nom scientifique Nom français Symbole
Agrostis gigantea Agrostide géante b
Agrostis schraderiana Agrostide de Schrader, agrostide fluette s
Anthoxanthum alpinum Flouve des Alpes b
Anthyllis vulneraria subsp. alpestris Anthyllide alpestre  
Arabis alpina Arabette des Alpes, corbeille d'argent  
Avenella flexuosa Canche flexueuse  
Campanula scheuchzeri Campanule de Scheuchzer  
Carex sempervirens Laiche toujours verte  
Festuca nigrescens Fétuque noirâtre  
Hippocrepis comosa Hippocrépide à toupet b
Ligusticum mutellina Ligustique mutelline  
Phleum rhaeticum Fléole des Alpes  
Poa alpina Pâturin des Alpes  
Sesleria caerulea Seslérie bleuâtre  
Trifolium badium Trèfle brun b
Trifolium pratense (alpine Rassen
inkl. Trifolium pratense subsp. nivale)
Trèfle des prés (races alpines y c. trèfle des neiges) b
Etat au 01.05.2001 

Liste IIIb: espèces de haute altitude recouvrant faiblement le sol
La semence de base doit provenir de la sous-région (fig. 1) concernée.

 
Nom scientifique Nom français Symbole
Achillea atrata Achillée noirâtre b
Agrostis alpina  Agrostide des Alpes  
Agrostis rupestris Agrostide des rochers b
Astragalus alpinus Astragale des Alpes b
Biscutella laevigata Lunetière lisse  
Campanula cochleariifolia Campanule à feuilles de Cranson b
Festuca quadriflora  = F. pumila Fétuque naine, f. à quatre fleurs s
Hieracium alpinum Epervière des Alpes b
Leucanthemopsis alpina  Leucanthémopsis des Alpes  
Linaria alpina s.str. Linaire des Alpes  
Lotus alpinus  Lotier des Alpes  
Myosotis alpestris Myosotis alpestre  
Plantago alpina Plantain des Alpes  
Poa cenisia Pâturin du Mont Cenis s  E
Pritzelago alpina = Hutchinsia alpina Cresson-des-chamois s W
Senecio incanus subsp. carniolicus Séneçon de Carniole  
Senecio incanus subsp. incanus Séneçon blanchâtre b
Trifolium thalii Trèfle de Thal  
Trisetum distichophyllum Trisète distique  
Trisetum spicatum Trisète en épi  
Etat au 01.05.2001 

IV. Listes d'espèces indésirables


Liste IVa : Liste noire
Néophytes envahissantes particulièrement agressives : il faut réduire les populations existantes et empêcher de nouvelles introductions.

(N)  espèces en outre nocives pour la santé humaine.

 
Nom scientifique Nom français Origine
     
envahissantes extrêmes:    
Heracleum mantegazzianum (N) Berce du Caucase Caucase
Impatiens glandulifera Impatiente glanduleuse Himalaya
Reynoutria japonica = Fallopia japonica = Polygonum cuspidatum Reynoutria du Japon Asie orientale
Rubus armeniacus Ronce d'Arménie, mûres des jardins Caucase
Solidago canadensis (y c. S. altissima) (N) Solidage du Canada Amérique du Nord
Solidago gigantea = S. serotina  (N) Solidage géant Amérique du Nord
     
autres envahissantes:    
Ambrosia artemisiifolia = A. elatior (N) Ambrosie à feuilles d'armoise Amérique du Nord
Artemisia verlotiorum Armoise des frères Verlot Asie orientale
Buddleja davidii Buddléa, arbre à papillons Chine
Cornus sericea = C. stolonifera Cornouiller soyeux Amérique du Nord
Elodea nuttalli  = Helodea nuttalli Elodée de Nuttall Amérique du Nord
Erigeron  annuus Vergerette annuelle Amérique du Nord
Helianthus tuberosus s.l. Topinambour Amérique du Nord
Impatiens parviflora Impatiente à petites fleurs Asie centrale et orientale
Polygonum polystachyum Renouée à épis nombreux Himalaya
Rhus typhina = R. hirta (N) Sumac Amérique du Nord
Robinia pseudoacacia Robinier faux acacia Amérique du Nord
Senecio inaequidens Séneçon sud-africain Afrique du Sud
     
envahissantes propres au sud des Alpes:    
Ailanthus altissima Ailante Chine
Lonicera japonica Chèvrefeuille du Japon Asie orientale
Phytolacca americana Raisin d'Amérique Amérique du Nord
Etat au 01.05.2001 
-> voir listes actualisées: Liste noire et "Watch List"

Liste IVb : espèces indigènes pouvant envahir des milieux de grande valeur patrimoniale par carence ou erreur d’entretien ou pour d’autres raisons, et qui sont difficiles à combattre


Sols humides ou mouillés:
Nom scientifique Nom français
Alnus glutinosa (semences) Aune glutineux
Cladium mariscus Marisque
Filipendula ulmaria Reine des prés
Frangula alnus Bourdaine
Juncus subnodulosus Jonc noueux
Phragmites australis = P.  communis Roseau commun: forme terrestre
Populus tremula (drageons) Tremble
Rubus caesius Ronce bleuâtre
Rubus fruticosus s.l. Ronce
Salix cinerea Saule cendré
Typha latifolia Massette à larges feuilles
Urtica dioeca Ortie dioïque
Etat au 01.05.2001 

Milieux ouverts à sol sec ou frais:
Nom scientifique Nom français
Brachypodium pinnatum Brachypode penné
Populus tremula (drageons) Tremble
Prunus spinosa (drageons) Epine noire
Pteridium aquilinum Fougère aigle
Rumex obtusifolius Rumex à feuilles obtuses, lampé
Cas propres aux régions chaudes du Tessin:  
Carex fritschii Laiche de Fritsch
Cytisus scoparius = Sarothamnus scoparius Genêt à balais
Molinia arundinacea = M. litoralis Molinie faux roseau
Etat au 01.05.2001

Milieux rudéraux, champs envahis de flore adventice, gravières, etc.:
Nom scientifiique Nom français
Agropyron repens = Elymus repens Chiendent rampant
Arctium lappa Bardane commune
Cirsium arvense Cirse des champs
Equisetum arvense Prêle des champs
Holcus mollis Houque laineuse
Lactuca serriola Laitue serriole
Rubus fruticosus s.l. Ronce
Rumex obtusifolius Rumex à feuilles obtuses, lampé
Senecio erucifolius  toxique Séneçon à feuilles de roquette
Senecio jacobaea   toxique Séneçon jacobée, herbe de St. Jacques
   
Cas propre au sud des Alpes:  
Artemisia vulgaris Armoise vulgaire
Etat au 01.05.2001
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